mardi 15 août 2017

Nounours' Boys / tu es de ma famille !



Salut les Nours' !

Idée insidieuse que de vouloir associer un groupe à une hérédité génétique !

Par ces quelques mots, je voulais vous tirer ma révérence ! Révérence, un mot en organdi qui fleure bon l'ancien temps. Non, ne croyez pas que je veuille vous quitter, mais juste vous faire ce salut d'ancienne mode, un salut à des anciens : une espèce de marque de respect pour un groupe que je tiens en grande estime.

Tu es de ma famille … et celle-ci ne cesse de s'agrandir ! La nouvelle gouvernance a eu la riche idée s'associer femmes et enfants tout au long de la saison. J'ai eu plaisir à rencontrer épouses et concubines, mais aussi enfants de tout âge. La notion de famille a déteint sur des mariages de part et d'autre de la grande forêt. Le roi des Belges a pris en couche une Baronne et ainsi acquis non seulement son titre de noblesse, mais aussi son surnom de Baron Noir. De l'autre côté des landes et fougères, Barbie et Kent de Bainoa ont convolé en justes noces dans une grande limousine. Quelle mouche les a piqué ? L'envie de fonder famille ! Les Nounours' Boys s'y sont associés à leur manière …

Le groupe s'agrandit aussi avec des nouveaux venus : larue kétanou et une bête pas si gruelle … Eux aussi, ils se sont mariés à notre groupe et ils se sont laissés prendre par ces moments d'abandon si sympathiques … Il y a comme un parfum de génie dans ce charme confraternel autour d'un apéro ou d'un repas convivial : drôlerie et décontraction sont les alliées d'un petit grain de fantaisie, voire de folie …

Toutes les créatures humaines procèdent d'une même architecture, au-delà des gênes et des ADN. Un assemblage de solide et de vide, d'évident et de fortuit. Ces mixités ont élaboré les Nounours' Boys, comme une cathédrale. Du fils spirituel au sordide métis, en passant par le bâtard rugbystique, nous pouvons être fiers de ce chef-d'œuvre !

En août, y'a pas rugby … mais l'occasion m'était donnée de vous faire cette révérence !
 
Biz - @+
JYB/Knar - le 18.07.2017

dimanche 18 juin 2017

Nounours' Boys / vieux bandits !



Salut les Nours' !
"Plus l'homme cultive les arts, moins il bande !" Ainsi, s'exprimait Charles Baudelaire.
Par la bande, j'ai entendu quelques regrets s'exprimer quant à l'absence du blogger … Il ne faut pas se bander les yeux, j'ai trouvé que la verve et les illustrations de JLLC étaient si amusantes et si fraiches que je n'allais pas marcher sur ses plantes bandes. Je m'étais donc mis en mode 'bande d'arrêt d'urgence" … Rembobinons la bande du film !

Quand j'ai rangé mon porte-plume, il y avait de la pluie sur le visage des Nounours. Les vieux bandits avaient perdu une de leurs vieilles canailles. A l'époque, la bande annonce faisait état d'un match inédit contre les Wallabus. Le match fut âpre : un match à l'ancienne avec un score à l'ancienne (0-0) … Allez, à plus dans le bus ! Par la suite, nous avons été visités les belles installations de Saint-Médard où les NNB ont donné de la bande. Si la défaite ne fut pas trop douloureuse, l'épaule de Robbie le fut davantage : bande élastoplast et crampons à 3 bandes égarés … En clôture de l'hiver, la procession de la Saint-Patrick donna encore l'occasion à notre communauté de prouver sa communion. Le Nounours' Band nous a chaviré jusqu'aux bord des Lacs du Connemara : je sais que certains ont encore la bande sonore !

Le printemps nous proposa des matches contre des anciens gredins de l'époque : Cestas et Lormont. En dépit de caricatures de match avec des personnages de bande dessinée, la bande originale apporta une originalité : la 1ère réception en mode grillade-party de la bande à Bonneau (Tabliers Rouges). Ce soir-là, après des années passées dans son club de cœur, Youcef nous tirait sa révérence avant que sa mère lui tire la sienne … l'homme de cœur est parti faire bande à part !

Arriva le joli moi de mai, le mois des coquelicots ! En guise de voyage de fin d'année, le tournoi des bandas à Condom nous était offert. Le bonheur était sur le pré : tournoi à toucher et 2 équipes non qualifiées pour le tableau final. Cependant, on a retrouvé les crampons de Robbie. On pouvait donc faire la fête ! Au pays des festayres gascons, on a suivi cette musique ambulatoire de bar en bodéga lors de la feria de la cité au préservatif. Mieux que la bande FM, trompettes, trombones, tubas, saxophones, clarinettes, caisses claires, grosses caisses et cymbales jouèrent paseo et paquito. Palme d'Or pour la BAND'A LEO ! On a fini le week-end en mode GPS dans une ferme que jamais David Vincent n'aurait trouvée : grillades et Armagnac et … merci Sophie !

Enfin la saison s'est finie en pays pessacais … Pour ma part, considéré comme un hors-la-loi, j'ai fait bande à part !. On m'a raconté que les choses ont changé par ici : raisonnable et nouveau, que le temps d'avant c'était le temps d'avant. Que si tout zappe et lasse, le rugby aussi passe ! J'ai bien compris les mots et je serai là l'année prochaine pour qu'on m'aime encore  

Biz - @+
JYB/Knar - le 18.06.2017

vendredi 3 mars 2017

Nounours' Boys / l'homme de l'ombre !



Salut les Nours' !

Février de cette année-là,
C'était la fin de son histoire …
Un homme est sur le départ,
Mais les journaux n'en parlent pas !

La mort nous a filé un rancard
De Romainville en son seuil,
Le crachin en guise d'étendard
Aux yeux des Nounours' en deuil

Minute de silence, nul tintamare
Pour les habituels goguenards …
L'homme de l'ombre
A été salué dans la pénombre

Bonnet blanc et blanc bonnet !
Le moustachu blondinet
S'est enfui sans cauchemar …
Il nous restera notre cafard.


A toi Bruno ...

Biz - @+
JYB/Knar - le 03.03.2017

jeudi 9 février 2017

Nounours' Boys / oyez, oyez braves gens !



Salut les Nours' !

Oyez, oyez gentes dames et beaux damoiseaux !
Il faut que je vous conte une histoire merveilleuse. Rendez-vous était donné en Terre de Guyenne : au bout d'une longue allée, dans la forêt de Pessac, dans un courant d'air frais. De jeunes jouvenceaux se languissaient de leur prochain adoubement. Cinq jeunes hommes, avec grande bravoure, allaient être unis à jamais, par le jour et par la nuit, par des liens impassibles et par un humour omniprésent, ancré au fil des ans, que se soit dans le tangible ou dans l'illusion …

Le crieur public avait décrié son ban : " Oyez, oyez Nobles Seigneurs, Doulz Messires, Guerroies et Gentes Dames ! Sortez les atours de festoie, et que l'olifant soit sonné car nous aurons l'honneur de célébrer, en votre gente présence, cinq de nos pubères. Le 6ème jour du mois de janvier; en l'an de grâce deux mil dix-sept ,à la septième heure suivant l'angélus, seront donnés moult réjouissances et festoiements, entourés de victuailles, poulardes et bonne chair. Hâtez-vous de venir quérir un bon et doux breuvage pour rincer votre gosier dans notre magnifique taverne des Bruyères ! Venez festoyer avec vos compagnons de quête après vos dures journées de labeur, de la charcutaille ainsi que bonne pitance vous seront proposées pour accompagner vos mousses ! Vous y verrez troubadours et ménestrels, troubères et jongleurs vous charmer de leurs tours les plus beaux. Faites chanter tambourins et flutiaux, elfes joyeux et lutins farceurs … Que la feste enchante nos cœurs !

Voici les 6 cantiques !

1er verset

Oyez, oyez gentes dames et beaux damoiseaux !
Taïaut ! Taïaut ! Peu de gens peuvent s'improviser comte, marquis ou baron, voire même duc : que celui qui le prétend sans ordre, se voit occire sur le champ ! Géniture éloignée d'Henri VII le Pieux, et arrière- arrière- arrière descendant de Blanche de Castille, Pierre Ier de Romainville fut nommé marquis par ordre du Roi qui spéculait sur sa tante, la Marquise de Pompadour  … C'est ainsi que Guillaume III le Gros adouba cet homme de bonne naissance. Au milieu de la salle d'armes, tout en maintenant des rituels ancestraux et une pratique aristocratique, mettant en scène la soumission chevaleresque à un cérémonial vestimentaire. "Retire prestement tes défroques et affuble-toi de cette cotte ! " Le Marquis de Romainville : un nom qui restera !

2ème verset

Oyez, oyez gentes dames et beaux damoiseaux !
Il était une fois un jeune noble si fort que tout le monde dans le village le surnommait "Fofort", et lui hurlait à la figure qu'il ne méritait pas d'être prince. Alors, se sentant repoussé à cause de ses rondeurs, il essaya plusieurs potions : des élixirs, des eaux magiques, mais rien n'y fit ! "Fofort" se mit alors dans un coin tout seul pour se soustraire aux regards moqueurs dont il était entouré … Il décida de se prendre en main. Un jour, alors qu'il devait aller au marché prélever, tel un prévôt, ses impôts féodaux (la corvée, la taille et la dîme), il rencontra le Marquis de Romainville, accompagné de ses laquais, qui paradaient en place publique. Il lui demanda de bien vouloir l'aider, le supplia en lui promettant en retour allégeance et vassalité. Que trépasse, si je faiblis ! C'est ainsi que le jeune louveteau entra dans la confrérie des ours mal léchés. Le blason lui plut : azur à la bordure de gueule brune, une galurin pourpre et une devise en sautoir dont la pensée pouvait illustrer le mode de vie du fief … La première joute lui valut le patronyme de "Laforcade", en référence à ses blessures faciales, tête baissée contre le joug ennemi. Depuis, il a trouvé donzelle à marier, descendance forniquée par désir charnel et nouvelle résidence en guise de bastion. Le Marquis lui offrit, en guise de pitance, une bonne vinasse goulayante.

3ème verset

Oyez, oyez gentes dames et beaux damoiseaux !
Autre damoiseau à être consacré fut le Vicomte de Priméale, Ocaterinatbelatchixtchix …, On dit que la fortune de ce prince corse fut usurpée et qu'elle serait le fruit de salades locales, plus connues sous le nom de vendetta. Certains de ses cousins seraient encore planqués dans le maquis … Il faut arrêter là ces allusions gratuites car notre jeune jouvenel pourrait être susceptible. Au beau soleil, il a su étaler sa marchandise naturelle à base de fenouil, melons et céleris en ribambelle, thym de la garrigue, safran et figues, estragon et  belles échalotes … sans parler des classiques tomates et carottes parfumées au miel d'abeilles. Allez, Ocaterinatbelatchixtchix, il est temps de faire la sieste !

4ème verset

Oyez, oyez gentes dames et beaux damoiseaux !
"Que ta conscience soit avec nous … et avec notre esprit ! " L'homme au sourire du bonheur essaya de nous persuader que Mathieu pouvait avoir une conscience … Nous, nous en étions restés au fait qu'il n'y n'avait pas qu'un seul ch'veux sur la tête à Mathieu, ou même qu'une dent sur la machoire à … Christophe ! Alors, pensez donc, une conscience !?! Alors, dis-moi, qu'est-ce que t'as sur le cœur et on en discutera. De façon très intériorisée, Mathieu se confia, à la mode panacloque, sur ses émotions, ses intuitions, voire même ses pensées avec le monde où il vit. Cette capacité mentale à porter des jugements de valeur sur des actes accomplis par son entourage devrait lui valoir une humanité revancharde plus ou moins … consciente.

5ème verset

Oyez, oyez gentes dames et beaux damoiseaux !
Le Duc de Sawadi fut désigné maître de cérémonie, paliant Max Le Débonnaire, pour introniser le dernier damoiseau, un érudit de l'équilibre et de la cabriole … Le noble berbère avait préparé son festoiement farceur et moults réjouissances. Il commanda au jeune elfe quelques tours pour amuser la cour : trépied, roulade avant jambes jointes, fente avant, tour complet sur une jambe, prise d'élan pour saut de l'ange au dessus de la … poutre et puis pick and go ! Tu garderas le costume pour le prochain match.

Oyez, oyez gentes dames et beaux damoiseaux ! Voilà l'histoire des 5 parrainages 2017 ... Elle ne se clora pas, elle restera éternelle et, sous le firmament, elle fera de vieux os. La plupart des personnages de cette histoire sont bien réels, mais les petites histoires de la Grande Histoire sont bien fictives. Qu'on se le dise !

Biz - @+
JYB/Knar - le 06.01.2017