mercredi 27 décembre 2017

Nounours' Boys / à demain la nuit !


Salut les Nours' !


Décembre, c’est l’histoire d’un gamin dans une étable, entouré de ses parents, d’un âne et d’une vache, et bercé par les jérémiades des moutons dans des champs, par-delà des murs de la cité … Seuls les santons ont réussi l’exploit de faire revivre la scène, comme un acte d’éternité, s’impatientant que viennent les Rois Mages, perdus dans les ravins du désert profond, toujours en chemin vers où le soleil se lève, seulement éclairés par la lumière nichée dans la nuit du passé …

Cette année, je ne vous narrerai pas un conte de ma composition, aussi doux qu’inutile : je m’y étais résolu ! Ainsi, disparaissent certaines ambitions qui permettaient pourtant de retrouver un peu le sourire … Seules les traditions restent éternelles ! Nous voilà donc plongés avec plaisir dans l’univers enchanté des rennes, des cadeaux et des guirlandes, devant le roi des forêts, arborant des tenues aux couleurs des célébrations pour retrouver, l’espace de quelques jours, l’âme d’enfants que sommes restés.

Notre devise commence ainsi : Tout Peut ! Effectivement, tout est possible le soir de Noël : les enfants s’endormiront péniblement et de leur sommeil naitront leurs rêves.  Pendant, ce temps-là, un vieil homme barbu suivra les étoiles pour les abreuver de féérie et d’imaginaire. L’adage ursidien continue ainsi : Rien Doit … Sauf le Respect ! Saviez-vous que la crèche de Noël est née de la censure révolutionnaire ? La fermeture des églises a entrainé la suppression de la messe de minuit et a généré la représentation publique de la nativité. Chacun des Nounours’ Boys doit pouvoir se reconnaître dans un personnage des santons … même chez les moutons. Le maire et le curé, à la mode Don Camillo et Péponne, y ont bonne place. Ils ont toujours respecté la parole de l’idiot du village, l'éternel incompris, faisant part de son ravissement … Alors qui sera Gaspard ou Bathazar ? Qui sera l’âne ? Qui sera l’Arlésienne ? Qui sera Monsieur Jourdan ? Qui seront les bohémiens ? Qui sera Melchior ? Qui sera le bœuf dont le souffle réchauffe le nouveau-né ? Et qui sera l’enfant divin ?

J’ai bien mon idée …


Biz - @+ JYB/Knar 
le 24.12.2017


vendredi 17 novembre 2017

Nounours' Boys / mise en bières …


Salut les Nours' !


Je n’aime pas le mois de novembre ! Novembre a toujours eu mauvaise réputation : la Toussaint, les souvenirs mortifères de la Grande Guerre, la pluie, la bouillasse … Le Général Hiver commence battre la campagne en dispersant coquelicots et bleuets. Les jolis mots-poètes du calendrier républicain ont laissé place à des noms plus gris, brumeux, frileux ou funéraires.



En ce mois de novembre, j’ai envie de rendre hommage à cet inconnu dont la flamme, même vacillante, doit éclairer nos esprits. Comment la guerre imprime-t-elle sa marque dans l’Histoire ? Elle participe au maintien des sociabilités en nous laissant des photos en noir et blanc des destructions humaines ou souffrances des tranchées : témoignages sans censure de la proximité de la mort ! Les archives télévisées défilent en boucle sur écrans tactiles et applications de smartphone. Les noms sont devenus chatoyants sans connaître l’horreur et la terreur des assauts : Chemin des Dames, P’tites Curies ou Uber de la Marne … Les bouts de casque ou les débris d’obus seraient-ils devenus aujourd’hui de vulgaires cendriers ? L’Histoire est bonne compagne et elle nous apprend toujours sur nous-mêmes.



Pendant que les vignerons achèvent leurs vendanges et les agriculteurs rentrent à l’abri leurs moissons de l’été, notre Président, 3ème du nom, a battu la campagne. Le tambour des gardes-champêtres avait retenti sur toutes les places du canton : « Avis à la population ! Avant de reculer la grande aiguille des montres et pendules, venez nombreux à la grande réunion annuelle … ».  Ayant entendu la bonne parole du représentant de l’édile, et noblesse d’Etat oblige, les vassaux, les maréchaux-ferrants, les aiguiseurs de couteaux et les ramasseurs de peaux de lapins se sont retrouvés à l’heure d’hiver … Seuls manquaient à l’appel les fabricants de paratonnerre !



Confirmation fut faite : les Nounours’ Boys sont intemporels. Chaque millésime fournit son lot de nouveautés et cette année, le prix des oboles varie selon qu’on soit un guerrier ou un simple diplomate académique … Peu importe la valeur des charités, elles pourront être troquées en bière : qu’on se le dise !



Sur le pré, nous avons déjà perdu 3 batailles !
Révisons vite nos positions pour remporter notre Grande Guerre à nous !

Biz - @+
JYB/Knar

jeudi 5 octobre 2017

Nounours' Boys / Guillaume Tels …


Salut les Nours' !



Tel un groupe qui procède à son autocritique pour se procurer d’autres ambitions ou un autre idéal, le Président nous a proposé de nous confronter à d’autres horizons en élargissant notre champ de visions …



Sous l’effet de la « moundialisatioun », notre légendaire « rubi » ancestral aurait aussi des racines dans le Sud-Ouest … de la Suisse. Voilà une nouvelle histoire non dépourvue d’ambiguïtés désabusées, voire même subversives ! ITURRIA va être content, il a trouvé un autre personnage à ses célèbres Rubipèdes : Guillaume Tell ! C’est ainsi qu’on a vu débarquer une quarantaine de P’tits Suisses, délaissant les eaux pacifiques du Lac Léman et les paisibles tilleuls de la Savoie … D’Achille le talonneur et Bouzigues le pilar, en passant par le coach Diomède, Cricri le crasseux, Michou la semelle, ou Gaëtan le velu, jusqu’à Hannibal l’arbitre, ils étaient tous là !



Comme le veut la tradition helvète, ils arrivèrent drapés aux couleurs de leur oriflamme et chapeautés d’un galurin blanc pour masquer certainement la pomme rouge placée sur leur crâne … Tout ça avec un léger accent lancinent, empreint d’une certaine neutralité. « Des Vétérans … mais pas Tant ! », telle est leur devise, devise qui pouvait nous mettre sur le balan (sic).



Si notre banc fut assez fragile, la profondeur du leur fut telle que deux équipes pouvaient se relayer pour contrecarrer nos feintes de passe ou combinaisons avortées … Ils ont gagné une channe (sic). Peu importe le score pour ce match mémorium, émotion et respect étant le socle de la rencontre … chansons de gestes sans aucun de mauvais !



C’est alors que la mêlée s’est transformée en meules ! Au menu : raclette, pommes de terre en robe de champs et cornichons à volonté … Des « espécialistes » de la religieuse : la recette fit mouche et le vin fit le reste ! Tels des piliers vicieux, certains se sont mis à marcher de bizingue (sic). La suite, on la connaît : chansons à gogo, farandoles qui s’envolent, opéra-bouffe, têtes en vrac, et des cœurs remplis de tendresse. Les Dieux du Stade aux oreilles écrabouillées avaient soif !



Dans le bus du retour, certains ont dû faire un clapet (sic) rêvant de feintes de passe auxquelles peu de gens avaient mordu … Telle une nature libre, l’air iodé du Bassin allait en dégriser plus d’un ! Vêtu de ses plus beaux atours, il avait sorti ses attraits : aux côtés des cèpes et des huitres, le liège avait dégoupillé son meilleur nectar. Tel Rabelais, ils surent en faire bon usage : plaisirs essentiels de la vie et douceur de vivre !



Voilà, chers Rubipèdes helvètes, le souvenir que j’ai de votre venue … T’as meilleur temps (sic) à se revoir !



Biz - @+ JYB/Knar 



lexique :

-          gagner une channe : gagner la coupe

-          être sur le balan : hésiter

-          marcher de bizingue : marcher de travers

-          faire un clapet : faire un somme

-          t’as meilleur temps : on ferait mieux de …

mercredi 20 septembre 2017

Nounours' Boys / Egaux et Ego !




 Salut les Nours' !



J'en ai connu des donneurs de leçons, mais celle de Laurent restera à jamais inscrite dans son regard ... Deux yeux, ovales, comme un mot de passe. Lui qui aimait tant jouer, a souri avec les yeux face au destin qui le faisait déjouer.



La nature draine parfois de drôles de lierre jusqu'à étouffer nos corps ...

L'étoile s'est étiolée ! Le pétale s'est plombé de son scaphandrier de rouille comme une ronce sur une grille abandonnée ...



Résilié mais jamais résigné, Laurent a souffert sans honte, sans s'arrêter sur ce mauvais chemin. Il a roulé sur cette vague dont il savait qu'elle s'arrêterait là où la mer se meurt ... Il a descendu cette pente vertigineuse, entre ombre et soleil, jusqu'aux neiges éternelles ... Toujours avec la même audace, toujours avec la même envie, toujours pour le plaisir du jeu ... A chaque fois, il a souri avec les yeux !



Le silence freine nos émotions quand elles se mêlent à nos mots muets. Derrière la fissure du silence s'échappait un sourire, comme une ligne d'ombre qui laissera toujours en nous le souvenir d'un ami aux rêves d'enfant. Le maître du jeu a souri avec les yeux et il est parti libre, sans ego ni égal !



On apprend tous de la souffrance. Une humilité que Laurent nous a offerte par le silence de son sourire auquel il était soumis. Merci pour la leçon !

Biz - @+
JYB/Knar

 


mardi 15 août 2017

Nounours' Boys / tu es de ma famille !



Salut les Nours' !

Idée insidieuse que de vouloir associer un groupe à une hérédité génétique !

Par ces quelques mots, je voulais vous tirer ma révérence ! Révérence, un mot en organdi qui fleure bon l'ancien temps. Non, ne croyez pas que je veuille vous quitter, mais juste vous faire ce salut d'ancienne mode, un salut à des anciens : une espèce de marque de respect pour un groupe que je tiens en grande estime.

Tu es de ma famille … et celle-ci ne cesse de s'agrandir ! La nouvelle gouvernance a eu la riche idée s'associer femmes et enfants tout au long de la saison. J'ai eu plaisir à rencontrer épouses et concubines, mais aussi enfants de tout âge. La notion de famille a déteint sur des mariages de part et d'autre de la grande forêt. Le roi des Belges a pris en couche une Baronne et ainsi acquis non seulement son titre de noblesse, mais aussi son surnom de Baron Noir. De l'autre côté des landes et fougères, Barbie et Kent de Bainoa ont convolé en justes noces dans une grande limousine. Quelle mouche les a piqué ? L'envie de fonder famille ! Les Nounours' Boys s'y sont associés à leur manière …

Le groupe s'agrandit aussi avec des nouveaux venus : larue kétanou et une bête pas si gruelle … Eux aussi, ils se sont mariés à notre groupe et ils se sont laissés prendre par ces moments d'abandon si sympathiques … Il y a comme un parfum de génie dans ce charme confraternel autour d'un apéro ou d'un repas convivial : drôlerie et décontraction sont les alliées d'un petit grain de fantaisie, voire de folie …

Toutes les créatures humaines procèdent d'une même architecture, au-delà des gênes et des ADN. Un assemblage de solide et de vide, d'évident et de fortuit. Ces mixités ont élaboré les Nounours' Boys, comme une cathédrale. Du fils spirituel au sordide métis, en passant par le bâtard rugbystique, nous pouvons être fiers de ce chef-d'œuvre !

En août, y'a pas rugby … mais l'occasion m'était donnée de vous faire cette révérence !
 
Biz - @+
JYB/Knar - le 18.07.2017